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Blog de recherche

  • Anne Lemétayer
  • 29 juin 2023
  • 6 min de lecture

Le Livre de Job est l'un des écrits les plus anciens où la question de la théodicée est soulevée.


Pages de la Bible dont est extrait le Livre de Job
Bible. Timothy Eberly

Présentation :


L'objectif de ce post n'est pas de faire une analyse détaillée du Livre de Job, mais seulement de montrer en quoi on trouve dans ce livre l'une des premières exigences de théodicée, ainsi que l'une des premières tentatives de théodicée, mais aussi l'une des premières remises en question de la théodicée. Nous dirons juste, pour situer le Livre, que la plupart des commentateurs s'accordent à dire qu'il a été rédigé en deux temps. La base de cette histoire est sans doute constituée du prologue et de l'épilogue, tous deux en prose, dont la source est probablement un conte oral qui devait circuler déjà à l'époque des rois. La discussion entre Job et ses quatre amis est un ajout plus tardif, rédigé sans doute lors de l'exil à Babylone (6e siècle av. J.-C.).


Le Prologue :


Le Livre de Job s'ouvre sur une scène étonnante : les fils de Dieu se présentent devant lui, et Satan se mêle à eux. S'ensuit alors une discussion entre Dieu et Satan, dans laquelle il est question de Job, un homme très pieux qui sert fidèlement Dieu depuis des années. Dieu en fait l'éloge, mais Satan émet un soupçon : et si Job n'était fidèle que parce que Dieu le bénit ? Imaginons que Dieu retire ses bénédictions : il est certain alors que Job cessera de lui être fidèle ! Autrement dit, Satan soupçonne Job d'être dans une relation marchande avec Dieu : donnant-donnant. La fidélité de Job envers Dieu ne serait pas gratuite et désintéressée.

Ici, l'histoire prend un tournant qui déconcerte les lecteurs. Dieu, qui connaît toute chose, pourrait se contenter de répondre à Satan qu'il connaît le cœur de Job, et qu'il sait que c'est par amour que Job le sert, et non par intérêt. Mais il n'en est rien : au contraire, Dieu permet à Satan de tester son hypothèse en mettant Job à l'épreuve !

Dans une première série de catastrophes, toutes les richesses de Job lui sont retirées, ainsi que ses enfants. Mais comme la foi de Job tient bon, Dieu renouvelle sa permission à Satan : cette fois, dans une seconde série d'attaques, Satan s'en prend directement à la santé de Job.

Trois amis de Job, apprenant son malheur, viennent lui rendre visite dans l'intention de le consoler. L'état de Job est si misérable et affligeant qu'ils en sont profondément choqués et restent 7 jours sans parler. C'est Job le premier qui va briser ce silence et prendre la parole. Tour à tour, ses amis vont alors lui répondre.


Le discours de Job : une exigence de théodicée


C'est dans le discours de Job qu'on trouve une première exigence de théodicée. La question que pose Job n'est pas tellement "Si Dieu existe, pourquoi le mal ?", mais plutôt : "Pourquoi Dieu a-t-il permis que je souffre alors que je suis innocent ?". Ainsi, ce n'est pas tellement l'existence du mal qui pose problème pour Job, mais sa répartition : que le mal frappe les méchants, ce n'est que justice. Mais que le mal frappe les innocents, voilà le véritable scandale. Ainsi, la question de Job serait plutôt: "Si Dieu est juste, alors pourquoi le mal frappe les innocents ?"

Job ne pose pas la question à ses amis. Ce qui est particulièrement puissant dans le Livre de Job, c'est justement que ce dernier pose la question directement à Dieu : il exigence littéralement un procès avec Dieu, afin que ce dernier s'explique et se justifie. On est ici dans l'un des sens du mot théo-dicée : le procès intenté à Dieu, accusé d'être injuste, qui doit donc se justifier.

Citons par exemple ces passages, dans lesquels on constate clairement la volonté de Job de parler avec Dieu, que Dieu s'explique, le tout dans un échange qui est pensé comme un procès :


Je dirai à Dieu : "Ne me traite pas en coupable, fais-moi connaître tes griefs contre moi." (10 : 2 TOB)

Mais moi, c'est au Puissant que je vais parler, c'est contre Dieu que je veux me défendre. (13 : 3)

Ah ! si je savais où le trouver, j'arriverais jusqu'à son trône. J'exposerais devant lui ma cause, j'aurais la bouche pleine d'arguments. Je saurais par quels discours il me répondrait, et je comprendrais ce qu'il à me dire. La violence serait-elle sa plaidoirie ? Non ! (23 : 3-6)

La réponse des amis de Job : présentation d'une théodicée


Les trois amis de Job, ainsi qu'Elihu, vont répondre tour à tour à Job et lui exposer une théodicée. On est là dans le deuxième sens de théodicée : l'apologie de la justice divine. Ses amis vont tenter de lui démontrer que Dieu a agi de façon juste en le faisant ainsi souffrir. Ils suivent un raisonnement général qui s'applique à n'importe quelle situation de souffrance, et qui ne prend donc pas en compte la situation particulière de Job. Ce raisonnement est très simple : puisque Dieu est juste, il ne peut que répartir justement les récompenses et les châtiments. C'est la doctrine de la rétribution : aux innocents les bénédictions, aux coupables les malédictions. Ainsi, si Dieu accable Job de maux, cela signifie que Job a dû pécher. Conclusion : Job doit se repentir afin que Dieu lui pardonne, et tout redeviendra comme avant :


Vraiment, ta méchanceté est grande, il n'y a pas de limites à tes crimes. [...] Réconcilie-toi donc avec lui et fais la paix. Ainsi le bonheur te sera rendu. [...] Si tu reviens vers le Puissant, tu seras rétabli, si tu éloignes la perfidie de ta tente. (22 : 5, 21-23)

Les amis de Job sont bien conscients que Job réclame un procès à Dieu, qu'il accuse ce dernier d'agir injustement à son égard, et qu'il le somme de s'expliquer. Cela les scandalise profondément. Voici par exemple la réaction d'Elihu :


Car Dieu est bien plus que l'homme. Pourquoi lui as-tu intenté un procès, à lui qui ne rend compte d'aucun de ses actes ? (33 : 12-13)

La réponse de Job à ses amis : remise en question de la théodicée


Grâce au Prologue, le lecteur sait bien que Job est innocent, qu'il était même reconnu comme un serviteur remarquable de Dieu. Mais Job, lui, ignore tout de cette scène qui s'est jouée dans le ciel entre Dieu et Satan. Pourtant, il tient bon, reproche après reproche : il continue de clamer son innocence.


Malheur à moi si je vous donnais raison. Jusqu'à ce que j'expire, je maintiendrai mon innocence. Je tiens à ma justice et ne la lâcherai pas ! Ma conscience ne me reproche aucun de mes jours. (27 : 5-6)

Job s'appuie donc sur sa connaissance de sa propre conduite pour dénoncer la théodicée présentée par ses amis. Il met en échec la doctrine de la rétribution sur laquelle se fonde cette justification de Dieu : il arrive que les innocents soient frappés, et que les méchants nagent dans le bonheur.


Job remet aussi en question la théodicée à cause de son côté orgueilleux : ses amis peuvent bien l'accuser d'orgueil lorsqu'il réclame un procès contre Dieu, mais eux ne font pas mieux, puisqu'ils prennent la défense de Dieu. Ils parlent à la place de Dieu, au nom de Dieu, et en plus pour dire des mensonges. Job les accuse d'agir avec hypocrisie : ils veulent tellement se faire bien voir de Dieu, qu'ils préfèrent soutenir que Job a commis un péché, plutôt que d'avouer qu'ils ne comprennent pas la situation :


Est-ce au nom de Dieu que vous parlez en fourbes, en sa faveur que vous débitez des tromperies ? Est-ce son parti que vous prenez, est-ce pour Dieu que vous plaidez ? (13 : 7-8)

Enfin, Job remet en question la théodicée à cause de son manque de compassion : ses amis devraient le consoler, devraient accorder que ce qui lui arrive est incompréhensible. Au lieu de quoi ils se montrent insensibles, durs, convaincus qu'ils sont d'avoir raison.


L'homme effondré à droit à la pitié de son prochain ; sinon, il abandonnera la crainte du Puissant. Mes frères m'ont trahi comme un torrent, comme le lit des torrents qui s'enfuient. (6 : 14-15)

J'en ai entendu beaucoup sur ce ton, en fait de consolateurs, vous êtes tous désolants. (16 : 2)

Jusques à quand me tourmenterez-vous et me broierez-vous avec des mots ? Voilà dix fois que vous m'insultez. N'avez-vous pas honte de me torturer ? (19 : 2-3)

L'Epilogue :


Il y aurait beaucoup à dire sur la fin du Livre de Job : Dieu en effet va prendre la parole, et son discours a donné lieu à bien des interprétations. En tous cas, une chose est certaine : Dieu fait un reproche à Job, mais globalement il approuve son discours, tandis qu'il condamne ses trois amis :


Ma colère flambe contre toi et contre tes deux amis, parce que vous n'avez pas parlé de moi avec droiture comme l'a fait mon serviteur Job. (42 : 7)

Job avait donc bien saisi la motivation secrète de ses amis. Cependant, à un niveau philosophique, il faut bien admettre que la fin de ce Livre est décevante, puisque Dieu ne répondra pas à la question de Job : Job ne saura jamais pourquoi Dieu a permis à Satan de s'en prendre à lui.

  • Anne Lemétayer
  • 30 avr. 2023
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 12 oct. 2024

Entre les croyants et les athées, il existe d'autres positions possibles. Allons y pour un peu de vocabulaire !



Signification des mots :


Littéralement, déisme et théisme désignent la même position : celle de quelqu'un qui croit en un dieu. Déisme vient du latin deus : dieu, et théisme vient du grec theos : dieu. Soulignons que ces positions sont des positions philosophiques : il ne s'agit pas d'une croyance, d'un acte de foi, mais d'une position affirmée au terme d'un raisonnement.


Le déiste :


Le philosophe allemand Emmanuel Kant (18e siècle), le définit ainsi : c'est la position philosophique qui affirme l'existence d'un être premier qui est cause du monde, mais qu'on ne peut déterminer avec plus de précision. C'est pourquoi, pour lui, les déistes pratiquent une théologie transcendantale (qui s'appuie sur de purs concepts, sans référence aux concepts que nous avons pu tirer de notre expérience concrète).

Les déistes se désignent ainsi pour se distinguer d'une part des chrétiens, d'autre part des athées. Les premiers affirment aussi l'existence d'un être premier cause du monde, mais ils peuvent déterminer très précisément cet être premier, appelé Dieu, en s'appuyant sur la révélation (Ancien et Nouveau Testaments). Les seconds - les athées - affirment qu'il n'y a pas de dieu : "a" privatif et theos (Dieu, en grec). Il faut d'ailleurs distinguer entre les athées et les agnostiques : les agnostiques n'affirment ni qu'il y a un dieu, ni qu'il n'y en a pas (la gnose désigne le savoir, la connaissance). Pour le dire autrement, reconnaissant qu'on ne peut trancher, ils préfèrent suspendre leur jugement, ne pas se prononcer.

Le déisme a souvent une connotation péjorative : on reproche aux déistes de se borner à "croire en Dieu" (même si la désignation "Dieu" est pour eux déjà trop précise) sans accepter les dogmes et pratiques d'une religion particulière, voire d'être athées. Mais c'est justement cela, être déiste : affirmer l'existence d'un dieu (et non de "Dieu"), sans pouvoir spécifier ce qu'il est, comment il est, quels sont ses attributs.


Le théiste :


Au contraire, on trouvera chez de nombreux philosophes de la religion l'affirmation qu'ils sont théistes. Ce mot vient de l'anglais theism et est apparu vers le 18e siècle. Il a été d'abord synonyme de théiste, puis distingué, et enfin abandonné. Actuellement, on ne parle plus que de théisme. Toujours d'après Kant, le théiste pratique une théologie naturelle : s'appuyant sur un raisonnement, il va plus loin que la seule affirmation de l'existence d'un être premier, et peut déterminer plus précisément les attributs de cet être. Ce raisonnement, fait par la raison que nous possédons naturellement, part de la constitution du monde, de son ordre, de son unité (d'où la qualification de théologie naturelle) ou bien de l'idée qu'on se fait de Dieu (on parlera alors plutôt de théologie rationnelle).

En se servant des raisonnements qu'on appelle "preuves de l'existence de Dieu", le théiste peut ainsi définir l'existence d'un Dieu qui est tout-puissant, parfaitement bon et omniscient. Je choisis ici de mettre une majuscule (ce qui est d'usage la plupart du temps), car cette conception correspond à la conception de Dieu dans les trois religions monothéistes. On peut donc considérer qu'un théiste s'inscrit nécessairement dans un monothéisme. Un théiste n'est donc pas nécessairement chrétien, mais monothéiste. Souvent, les théistes précisent s'ils se considèrent comme seulement théistes, ou s'ils adhèrent également à la révélation juive, chrétienne ou musulmane. Un athéiste, de manière rigoureuse, pourrait donc ne pas être athée, mais seulement s'opposer à la conception théiste de Dieu.

Dans mon sujet de thèse, le problème du mal naît de l'apparente contradiction entre cette conception théiste de Dieu et l'existence du mal.


Mais pourquoi se dire théiste ?


On peut se demander pour quelle raison se déclarer théiste ? Pourquoi ne pas tout simplement dire qu'on est chrétien, juif ou musulman ? La raison est double. Premièrement, se déclarer théiste est une démarche philosophique, rationnelle, et non un acte de foi en une révélation divine. C'est affirmer que par le raisonnement, la conceptualisation, l'argumentation, on peut parvenir à connaître qu'un Dieu existe. C'est très différent (mais peut être complémentaire) avec la démarche qui consiste à affirmer sa foi en Dieu en se basant sur les textes révélés.

Deuxièmement, là où l'affirmation de la foi dans le Dieu juif, chrétien ou musulman peut (je dis bien "peut", tout dépend des interlocuteurs) diviser, opposer, susciter des tensions, l'affirmation rationnelle théiste peut permettre de trouver un terrain d'entente et de discussion où la raison fait autorité. Pour le dire autrement, les philosophes croyants peuvent se retrouver, échanger, débattre, et même tomber d'accord, quand ils adoptent une approche théiste.


Références :


Kant, Critique de la raison pure (1781), I. Théorie transcendantale des éléments, Deuxième partie, Deuxième division, Chapitre 3, 7e section "Critique de toute théologie spéculative" (A631/B659).

  • Anne Lemétayer
  • 15 mars 2023
  • 3 min de lecture

Si philosophie et religion semblent être des mots incompatibles, il y a pourtant une branche de la philosophie qui étudie la religion.



La philosophie de la religion désigne deux grandes sortes d'études.


Une réflexion philosophique sur les religions :


Dans un premier sens, la philosophie de la religion désigne une réflexion philosophique sur les religions existantes. Premièrement, puisque le pluriel que nous venons d'utiliser insiste sur la pluralité du fait religieux, il s'agit de parvenir à une définition de la religion : peut-on sous un seul concept et sous une seule définition réunir les différentes formes historiques religieuses ? On se demandera alors ce qu'on entend par religion : la croyance en une divinité comprise comme une entité supérieure à l'homme ? un système plus ou moins complexe de rites, de rituels, de règles, de comportements, de gestes, rattachés au sacré, et partagés par une communauté ?

Il s'agit également d'examiner la place que prend la religion dans l'existence humaine en général, dans les sociétés en particulier. Comment justifier son importance ? Celle-ci est-elle en train de décroître, ou au contraire se renforce-t-elle ? On parle ainsi beaucoup, depuis peu, d'un "retour du religieux". Reste à déterminer si "le religieux" était réellement parti... Des explications de type fonctionnaliste vont insister sur l'importance fonctionnelle de la religion pour justifier sa place dans les sociétés humaines. Un auteur comme Freud, par exemple, dira que la religion remplit une fonction affective que nulle autre discipline (science ou philosophie) ne peut remplir, ce qui explique son importance dans la vie des humains.

La question d'une possible religion naturelle est également soulevée : au-delà des religions instituées, peut-on retrouver la trace d'un élan religieux naturel au cœur humain ?


Une théologie philosophique :


Dans un second sens, mais qui est peut-être la pratique la plus ancienne de la philosophie de la religion, cette dernière peut désigner une analyse des fondements philosophiques de la religion. On parle alors de théologie naturelle, rationnelle ou philosophique. Il s'agit d'examiner de façon philosophique, donc rationnelle, avec des arguments, des raisonnements logiques, les questions théologiques. On met alors de côté la théologie révélée (l'autorité des textes sacrés), et on tente de parvenir au même résultat par la seule raison.

Un exemple célèbre est la preuve de l'existence de Dieu. Les philosophes tentent, par un raisonnement, de démontrer qu'il est extrêmement probable que "Dieu" existe. Je mets des guillemets, car ce "Dieu" n'est pas forcément le Dieu chrétien, bien que la plupart des auteurs s'étant essayé à cet exercice aient été chrétiens. Un raisonnement philosophique pourrait donc être une voie d'accès à Dieu.

Plusieurs auteurs s'accordent pour dire que la philosophie de la religion ainsi entendue n'est plus beaucoup pratiquée dans la philosophie continentale (européenne) : seuls quelques irréductibles résistent encore et toujours... La philosophie continentale préférerait la philosophie de la religion entendue au premier sens, voire les sciences religieuses. Ces dernières, rattachées aux sciences humaines, étudient le fait religieux sous divers angles (historique, sociologique, anthropologique, économique...).

Cependant, dans le sens de théologie philosophique, la philosophie de la religion est très vivace dans la philosophie anglo-saxonne (anglaise et américaine). Mon sujet de thèse, qui porte sur la théodicée, s'inscrit dans la théologie philosophique. La théodicée est en effet une démarche rationnelle qui prétend démontrer par des arguments la compatibilité entre l'idée théiste de Dieu (celle qu'on obtient avec les fameuses "preuves" de l'existence de Dieu) et l'existence du mal dans le monde.


Mais pourquoi la religion serait-elle intéressante pour la philosophie ?


Le mot "philosophie" signifie littéralement "amour de la sagesse". Mis à part un intérêt qui semble plus historique ou sociologique, qu'est-ce que la philosophie, spécifiquement, pourrait gagner à étudier la religion ? Comme le suggère Jean Grondin dans La philosophie de la religion, la religion propose des réponses à la question la plus essentielle pour l'humain : celle du sens de la vie. La réponse religieuse soutient que la vie a un sens, qu'elle s'inscrit dans un tout (le monde) organisé par une volonté transcendante (divine), qu'il y a donc un début et une fin, une direction et un terme. En tant qu'elle apporte une réponse à la question du sens de l'existence, la religion ne peut être négligée par une discipline qui, sur ce terrain, lui fait concurrence : la philosophie. Peut-être, comme le demande Jean Grondin, y a-t-il une philosophie au sein des religions, c'est-à-dire une voie recherchant (et menant à ?) la sagesse.


Références :

Introduction à la philosophie des religions, Yann SCHMITT (Ellipses, 2021)

La philosophie de la religion, Jean GRONDIN (PUF, coll. "Que sais-je ?", rééd. 2020)

Le buisson ardent et les Lumières de la raison. L'invention de la philosophie de la religion, Jean GREISCH (Cerf, 2002)

Philosophie de la religion, Leszek KOLAKOWSKI (Fayard, 1985)

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